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Projet Musiques et musiciens dans les Saintes-Chapelles

Le projet intitulé « Musique et musiciens dans les Saintes-Chapelles » (MMSC) est coordonné par David Fiala, musicologue, maître de conférences à l’université François Rabelais de Tours (UMR-CNRS 6576), plus précisément au CESR, Centre d’études supérieures de la Renaissance.

Deux autres partenaires rassemblent également plusieurs chercheurs autour d’eux :

- Vasco Zara, musicologue, maître de conférences à l’Université de Dijon (département de musicologie), et chercheur associé au Centre d’Etudes supérieures de la Renaissance à Tours. Il travaille entre autres avec Denis Cailleaux, maître de conférences à l’Université de Bourgogne (Histoire de l’art et archéologie) et Thierry Favier, maître de conférences en musicologie à Dijon. Ils seront nos principaux partenaires dans la mise en place de la restitution en 3D de la Sainte-Chapelle de Dijon (ancien palais des Ducs de Bourgogne, située dans l’actuel musée des Beaux-Arts).

- Etienne Anheim, historien, maître de conférences à l’Université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines (Centre d’étude sur l’Etat, la Société et la religion en Europe, Moyen-âge et temps modernes ESR-EA 2449) qui travaille avec quatre autres chercheurs.

Le projet présenté ici se déroule sur trois ans (à partir de janvier 2011), pour un budget total de 261 300 €. Le projet comprend la collaboration de vingt-trois personnes, issues pour la plupart des sciences humaines (treize musicologues, deux historiens d’art, un archéologue, un historien-géographe et un ingénieur 3D).

Ce projet interdisciplinaire propose une relecture globale du phénomène des Saintes-Chapelles françaises à la lumière de la réalité sonore, et plus précisément musicale, des célé-brations qui s’y déroulaient quotidiennement.

Description sommaire

Le projet concerne dix-neuf Saintes-Chapelles situées pour la plupart en France (Bourges, Chambéry, Châteaudun, Paris, Riom, Saint-Germain-en-Laye, Vic-le-Comte, Vincennes, etc.), exceptée une chapelle en Italie du sud (Bari). Plus d’une quinzaine de Saintes-Chapelles ont été bâties selon le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, fondée par Saint-Louis en 1248. Au milieu du XIVème siècle, trois Saintes-Chapelles étaient identifiées comme les principales institutions de ce type dans le royaume de France : Paris, Bourges et Dijon. Ces trois lieux constituent la colonne vertébrale du projet, ainsi que celle de Chambéry, malgré sa situation géopolitique bien différente. Le projet prendra en compte toutes les institutions recensées (dix-neuf chapelles) et toutes autres qui auraient échappé aux recherches préliminaires.

Arts et Métiers ParisTech est concerné par l’étude de la Sainte-Chapelle de Dijon qui marquera le point d’orgue du projet global lors d’un colloque en automne 2013. La restitution virtuelle, avec son spatialisé, sera présentée au Musée des Beaux-Arts de Dijon où se trouvent les fondations de cette chapelle médiévale. Diverses solutions de présentation au public sont à l’étude.

 

saintechapelle

Gravure de la Saint Chapelle de Dijon

 

Gunzo est impliqué dans ce projet pour réaliser la restitution 3D de l’édifice (Guillaume Schotté, ingénieur et Alexandre Mazuir, infographiste), en collaboration avec des spécialistes d’art médiéval (Denis Cailleaux, archéologue, maître de conférences, Université de Bourgogne, Julien Noblet, Dr. en architecture, Tours).

La liaison entre les différents spécialistes est assurée par Juliette Rollier. Nous faisons également appel à une société extérieure, Longcat, basée à Chalon-sur-Saône (essaimée d’Arts et Métiers ParisTech) pour la restitution du son spatialisé, ce qui constitue une expérience nouvelle du point de vue technologique. Ces travaux permettent également de réunir des chercheurs de plusieurs pays.

La restitution 3D de la Sainte-Chapelle de Dijon exige une connaissance plus large des Saintes-Chapelles en France et en Italie méridionale. Il s’agit de constructions architecturales de prestige qui ont vu le jour durant l’âge d’or de l’époque gothique, entre le XIIIème et le XVème siècle. Le mobilier intérieur et les vitraux doivent également être perceptibles dans leur envi-ronnement de l’époque.

Les thèmes de recherche qui seront développés pourront être utilisés de façon intéressante au sein du Musée des Beaux Arts de Dijon. Une visite interactive pourra ainsi être proposée dans le cadre du parcours de visite. Les recherches menées aboutiront ainsi à un outil de médiation pour différents utilisateurs.

 

gisants

 

Gisants de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière actuellement dans le musée des Beaux-Arts de Dijon

 

Mise à jour le Jeudi, 26 Mai 2011 15:55